
Je vais profiter que plus personne ne passe sur ce blog pour essayer de renouer avec le plaisir que j’ai pu avoir à une époque à m’exprimer ici. C’était avant les likes qui dispensent aux followers de laisser un petit mot, avant les vidéos qui plaisent aux algorithmes, avant les “face cam” que je suis incapable d’assumer, avant les reels qui prennent le temps qu’on pourrait consacrer à la vraie création…
Ce matin, mon amie Gigi m’a envoyé les futures conditions générales de Meta (c’est à dire Facebook et Instagram entre autres). Rien de vraiment nouveau, mais pour faire simple, Meta a tous les droits, et nous, seulement celui de choisir de lui fournir du contenu ou non.
Pourtant Instagram, j’ai vraiment aimé ça au début (la preuve). Mais aujourd’hui, je fais du déni quant à ce que c’est devenu…
Je continue de poster des photos carrées alors que maintenant tous les formats sont permis, les vidéos aussi. Je continue de publier seulement des photos que j’ai prises, et que la plupart du temps j’ai prises le jour où je les publie ce qui fait que la chronologie me permet de regarder mon feed comme je pourrais feuilleter un journal intime qui ne me parle qu’à moi parce que je suis la seule à savoir ce qui se cache derrière chacune de ces photos.
Je vous donne quelques exemples :
Je me souviens que cette photo a été prise lors d’une promenade en bateau dans les calanques avec la famille de mon frère venue de Lille pour me rendre visite pour la première fois depuis que j’habite à Marseille.

Je me souviens que cette photo a été prise sur un de mes chantiers parisiens parce que Mars Avril, c’est moi aussi. J’en avais parlé sur Instagram, mais l’info s’est vite noyée dans le flux, et je crois que pas grand monde ne sait que maintenant c’est devenu une très grande part de mon activité.

Je me souviens aussi de mes doutes au moment de publier cette photo parce que dessus se trouve une des rares tableaux que j’ai faits depuis que j’ai réalisé à quel point la peinture me manquait. Et puis j’avais pensé qu’il était bien entouré et que je ne risquais pas grand chose d’autant plus que je n’avais rien dit à son sujet.

D’ailleurs, c’est aussi un des défauts d’Instagram : c’est difficile de dire beaucoup de choses…
Du coup, je n’avais pas dit à quel point cette semaine à Milan avait été importante pour moi. Elle a scellé une amitié qui compte BeauCoup à mes yeux.

Je pourrais continuer comme ça pendant des heures… Et je le ferai peut-être d’ailleurs plus tard. Puisqu’ici, je suis chez moi, pas chez Meta, et que je fais ce que je veux !
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PS : Au moment de choisir une photo pour illustrer ce billet, j’ai choisi une photo prise à Marrakech lors de mon séjour avec Charlie au printemps dernier. Et devinez où a été prise cette photo ? Au Jardin secret. Promis, je ne l’ai pas fait exprès !
